dell — Prise en charge des intoxications médicamenteuses et par ... - SRLF

Argumentaire : Une part importante des patients admis aux urgences pour intoxication mйdicamenteuse ou par drogue rйcrйative ne nйcessite pas de surveillance somatique dans un secteur de court sйjour. Cela reprйsentait 83% dans une йtude prospective йcossaise [26] et 42% dans un travail rйtrospectif anglais [27]. Le paracйtamol йtait la molйcule la plus frйquemment incriminйe dans ces intoxications (39% et 42%, respectivement). Dans deux йtudes franзaises [17] et belges [28], les benzodiazйpines йtaient incriminйes, respectivement, dans 78% et 51% des cas. Il n’йtait pas rapportй de retour а domicile, mais 30% de transferts directs en psychiatrie [17].

Il n’йtait pas notй de complications chez les patients non-admis. Ainsi, la non admission en secteur d’hospitalisation somatique semble possible et sыre aprиs une йvaluation clinique systйmatique, йventuellement associйe а des examens complйmentaires (ECG, biologie dont la paracйtamolйmie si indiquйe) afin de vйrifier que les conditions suivantes soient rйunies : (1) toxique(s) bien identifiй(s), ne provoquant pas d’effets graves ou lйsionnels, а demi-vie courte et (2) examen clinique normal, а savoir paramиtres vitaux normaux, patient vigilant et orientй et absence d’effet psycho- actif rйsiduel.

En prйsence d’un contexte suicidaire, une premiиre йvaluation psychiatrique doit ktre rйalisйe aux urgences avant une йventuelle sortie ou admission en psychiatrie. Champ 2 : Conduite diagnostique et place des analyses toxicologiques Question 2.1 : Chez un patient suspect d’intoxication mйdicamenteuse ou par drogue rйcrйative, l’appel а un centre antipoison (CAP) ou а un centre expert amйliore-t-il la prise en charge ? RECOMMANDATION SOUS FORME D’AVIS D’EXPERTS / ACCORD FORT R 2.1 : Les experts suggиrent de solliciter l’avis d’un CAP et/ou d’un centre expert en cas d’intoxication mйdicamenteuse ou par drogue rйcrйative de gravitй particuliиre ou complexe. Argumentaire :

Aucune йtude de qualitй suffisante ne permet de conclure quant а l’apport de telles ressources (CAP et centre expert) pour amйliorer la prise en charge des patients intoxiquйs par mйdicament ou drogue rйcrйative, que ce soit en termes d’identification des toxiques ou de morbi-mortalitй prйvisible. Concernant l’identification du toxique suspect, il est а noter que : 1) les connaissances toxicologiques cliniques (toxidromes) maotrisйes par ces centres 11